Modèle:Termes:Chiffre noir (de la criminalité)

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Chiffre noir (de la criminalité) -

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GUIDE METHODOLOGIQUE POUR UN DIAGNOSTIC LOCAL DE SECURITE, DIRECTION GENERALE POLITIQUE DE SECURITE ET DE PREVENTION, SECRETARIAT PERMANENT POUR LA POLITIQUE DE PREVENTION, Décembre 2005 Glossaire
Chiffre noir (de la criminalité).
The “ dark figure of crime ”. Partie de la criminalité inconnue du système pénal et des agences de répression.
Les infractions qui connaissent théoriquement le plus grand chiffre noir sont celles qui ne suscitent aucun sentiment personnel d'être victime (par exemple, consommation de drogues), même si des fractions entières de la société sont lésées (par exemple, la fraude fiscale) ; celles (considérées comme) ayant lieu dans le cercle privé et pour lesquelles il existe des découragements des agences pénales elles-mêmes de porter plainte (par exemple, violence conjugale) ; celles pour lesquelles il y a un fort risque de victimisation secondaire (par exemple, délits de nature sexuelle) et celles qui sont considérées comme peu graves (par exemple, infractions de stationnement) ou qui ne sont pas perçues comme relevant du système pénal (certaines infractions contre l’environnement).
D’autres éléments, comme les relations que la victime ou le témoin a avec l'auteur de l'infraction, le jugement qu’il porte sur la police et les tribunaux, sur sa capacité et ses compétences, influenceront aussi son attitude face à l’infraction et son éventuel renvoi. Enfin, l’enregistrement et le traitement d’un fait par les agences pénales influence également l’existence ou l’importance d’un chiffre noir. Ainsi, le système pénal opère des sélections. Parmi les affaires ou les personnes qu'il retient, il ne traite pas tous les faits, ni toutes les personnes de façon identique.
Retenons l’impossibilité méthodologique de le calculer, puisque par nature il est inconnu. Par essence c’est une “ quantité non mesurable ”.
Ne peuvent être mesurées que les statistiques policières, judiciaires ou pénitentiaires parvenant à la connaissance des agences de répression.

Législation belge

  1. D., DE FRAENE, K., LALIEUX, Ph., MARY, S., SMEETS, Les contrats de sécurité et de société dans la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, Dossiers BRES, n° 34, 1997, p. 42.